Libra : blockchain ou pas ?

Libra

Libra : blockchain ou pas ?

Présentation de Jean-Claude Paillès, expert EESTEL

 

LIBRA est une association basée à Genève.

Suite à de multiples réserves venant des régulateurs, LIBRA a connu des défections importantes : Visa, Mastercard, Paypal, Bookings, Stripe. On peut noter qu’Illiad continue à faire partie du projet.

 

Beaucoup de bons sentiments dans la présentation du projet LIBRA.

En pratique :

  • Faciliter les paiements,
  • Capter les flux de PME opérant sur internet (e.g. domaine du Drop Shipping dans lequel opèrent de nombreuses start-up),
  • Le marché ciblé est celui de facebook è 2/3 milliards d’utilisateurs,
  • Le fond de réserve est potentiellement énorme et pourrait avoir une influence sur la politique monétaire des états.

 

Club fermé ou système ouvert ?

Les nœuds doivent être agréés, il s’agit donc plutôt d’un club fermé.

On est donc plutôt dans la logique d’une blockchain Privée (Permissionned) et non d’une blockchain Publique (Unpermissionned).

 

Il est à noter que si Bitcoin permet à tout le monde de participer … cette ouverture est en pratique un peu théorique étant donnés les investissements qu’il faut consentir pour miner efficacement.

 

Libra a les caractérisques générales d’une cryptomonnaie :

  • Toutes les transactions sont connues de tous les nœuds,
  • Transactions regroupées par bloc,
  • Tolérance aux fautes,
  • Protocoles de consensus.

 

Quelques éléments à noter :

Libra mémorise les Etats à l’inverse de Bitcoin qui est orienté Bloc de Transactions.

Il n’existe pas de chainage de Transactions et de Proof Of Work chez Libra … donc approche très différente de celle Bitcoin.

Libra pourrait ne pas être considérée comme une blockchain par les puristes.

Libra comprend une centaine de nœuds.  La validation d’un état doit se faire par un quorum de 67 valideurs (Quorum certificate).

 

Performances :

A chaque mise à jour, les comptes (ou états) sont contrôlés en intégrité par un calcul de hash. Pour éviter de recalculer un hash sur toutes les données, une structure à base d’arbre de Merkel est utilisée.

Pour 1 milliards de comptes, un arbre de Merkel à 31 niveaux suffit et permet de limiter les calculs de hash à 31*2*M pour M mises à jour de transactions.

Libra est peu consommateur et permettra d’atteindre facilement 1000 TPS, vs. quelques dizaines de TPS pour Bitcoin.

 

La présentation de Jean-Claude Paillès, expert EESTEL, durant la conférence du 22 octobre 2019 est ici.